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ASSAINISSEMENT
 
Rufisque : l'assainissement, préoccupation récurrente des populations

Sources APS

Rufisque, 30 mai (APS) - Les candidats investis dans les différentes listes en lice pour les élections législatives du 3 juin ont eu à faire face, durant la campagne qui tire à sa fin, à une doléance récurrente qui reste le problème de l'assainissement de la ville de Rufisque.
Même si elles n'ont pas répondu en masse au tintamarre des caravanes menées par des camions de sonorisation ou aux sons des tam-tams synonymes de meeting en cette période électorale, les Rufisquois ont, toutefois, profité de cette course aux suffrages pour dérouler leurs doléances.
Les riverains de la commune qui cohabitent avec les canaux à ciel ouvert qui serpentent à travers la ville ont étalé leur ''mal vivre à cause d'un manque d'assainissement qui hypothèque le développement de la ville et charrie des maladies endémiques tel que le paludisme avec la prolifération des moustiques et la diarrhée''.
De Aliou Dia de la Convergence pour le renouveau et la citoyenneté à Landing Savané de la Coalition And Defar Sénégal, en passant par Mamour Cissé du PSD/Jant Bi et Robert Sagna de la colation And Defarat Sénégal, seules têtes de liste nationale a fouler pour le moment le département, la question de l'assainissement est resté le thème de campagne, ponctué par des promesses aux populations pour ‘'régler définitivement le problème''.
La couverture des canaux, la nécessité d'un plan directeur d'assainissement et l'engagement de l'Etat, à travers une proposition de loi, sont revenus dans leurs propos. La Coalition Sopi 2007 avec ses investis n'est pas aussi en reste dans ce chapelet de promesses sur cette question. Là où le maire, tête de liste départementale, Ndiawar Touré estime que ‘'les travaux ont déjà démarré'', son co-lister Seydou Diouf entrevoit autrement des solutions et déroule sa méthodologie.
Pour lui, le plan directeur d'assainissement existe depuis 1998 avec le concours de l'Etat qui avait financé pour trois milliards de Rufisque sa conception et son début d'exécution a donné naissance à un réseau de drainage dans le centre ville et dans des quartiers comme Thiokho, Keury Souf, Cité Filaos, lion du vieux Rufisque.
Mais, il reste entier, le problème de la prise en charge de l'évacuation des eaux pluviales dévolues aux canaux à ciel ouvert.
Selon Seydou Diouf, ‘' il faut également conjuguer un système d'assainissement en réseau sous terre mais également maintenir les canaux à ciel ouvert dans les zones non structurées''.
En fait, a-t-il expliqué, si on met en place un système d'égout dans des zones non structurées ne disposant pas de voiries, il n' y aura pas d'évacuation des eaux. C'est pourquoi il pense qu'il faut alterner les deux parce que c'est un problème très complexe.
Le schéma assainissement moderne doit aller avec des réseaux de drainage souterraine mais également la préservation de ces canaux à ciel ouvert qu'il faut réhabiliter pour leur permettre d'assumer leur fonction traditionnelle puisqu'ils sont complètement détériorés, a souligné un des candidats à l'hémicycle.
Pour le deuxième candidat investi sur la liste départementale du Rassemblement des écologistes du Sénégal (RES), Khaly Samb, ‘'les populations ont dénaturé l'utilisation des canaux à ciel ouvert en y déversant leurs ordures qui bloquent la circulation des eaux vers la mer''. ‘'Les parois des canaux sont affaissées, c'est plus du sable c'est pourquoi il y a toujours du gazon lors de la saison des pluies'', a-t-il ajouté.
Du côté de la municipalité avec l'édile de la ville, on estime que sur cette question ‘'un travail a été mené avec la coopération nantaise, aujourd'hui que la ville dispose d'un plan directeur, il faut juste aller chercher les financements du côté de l'Etat avec les programmes importants initiés sur l'assainissement des grandes villes''.
La couverture de ces canaux aurait pu être une solution pérenne si le tissu urbain sur tout Rufisque était régulier, structuré avec un réseau de voirie très dense dans la ville ‘'parce qu'avec des voies en terre, un système de drainage souterrain ne marche pas''.
C'est pourquoi, concernant la fermeture des canaux, ‘'les experts les plus sérieux pensent que Rufisque étant une ville placée dans une cuvette qui reçoit beaucoup d'eau provenant de Sangalcam, Kounoune, il faut travailler par rapport à la topographie de la ville et voir le prototype d'assainissement le meilleur'', selon l'ancien directeur de cabinet du précédent maire.
En tout cas, ce qu'il faut reconnaître, même si ces canaux choquent à l'œil, en période d'hivernage, quelles que soient les quantités d'eaux tombées à Rufisque, il n' y a pas d'inondations.
En 2004-2005, elle a échappé aux inondations qui ont frappées la région de Dakar et certains candidats à la députation ne sont pas partisans de la fermeture de ces canaux mais plutôt pour leur réhabilitation et leur réaménagement pour les rendre agréables à voir.

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