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RUFISQUE ENVIRONNEMENT

 
 
LES ÉCOLOGISTES À RUFISQUE : « Au chevet de la vieille ville »

Sources
Le Soleil

Réunis autour de Khaly Samb, candidat départemental à la députation, les Écologistes ont brisé le silence en dénonçant les grandes questions qui minent l’essor de la vieille ville. Au chapelet des solutions, le recyclage des ordures et la délocalisation des écoles situées en bordure de mer. Ils ont déclaré qu’ils sont au chevet de la vieille ville qui manque d’un excellent cadre de vie.
« Au niveau de Rufisque, il y a de la matière pour les écologistes. Nous avons l’avancée de la mer, une réalité vécue au quotidien, l’insalubrité, les canaux à ciel ouvert, le problème des ordures et de leur recyclage, les eaux stagnantes qui ont fini par être une usine de moustiques », ont déclaré les camarades d’Ousmane Sow Huchard. Ce constat se veut un cri du cœur, selon Khaly Samb, candidat départemental à la députation.
Un décor qu’ils viendront compléter par l’exemple du cimetière de Thiawlène, envahi par les eaux de la mer. Pour ces écologistes qui clament leur appartenance à la ville de Rufisque et, par ricochet, à son sort, il ne faut point désespérer.
Et M. Samb de noter : « il y a des solutions intermédiaires qui passent par la responsabilité des populations et celle de la commune, laquelle devrait s’appuyer sur une politique locale qui passe par les leaders d’opinion susceptibles de jouer un rôle préventif voire dissuasif ». Mieux, estime–t-il, « il ne faut pas s’attendre aux grands travaux de l’État qui pourraient traîner en longueur et ce, de façon indéterminée ». Une fois à l’Assemblée nationale, déclare le candidat rufisquois, la priorité sera axée sur les canaux à ciel ouvert qui étaient destinés, lors de leur conception, à recevoir les eaux de pluie et qui, aujourd’hui, sont piratés par des individus qui y déversent leurs fosses septiques. Outre la réhabilitation de la ville souhaitée de vive voix par ces écologistes, M. Samb pense qu’il urge de mettre des garde-fous pour éviter que des espaces soient transformés en dépotoir. Quant à M. Arona Joseph Diagne, lui aussi candidat départemental à la députation, il s’est fait l’avocat des élèves, dénonçant la chaîne d’écoles qui peuplent la bordure de mer. Des écoles qui, selon M. Joseph Arona Diagne, souffrent de la proximité du marché et des activités ambiantes. Toutes ces écoles, suggère-t-il, doivent être délocalisées, faute de quoi, il y aura des incidences négatives sur les performances scolaires des potaches. Interpellés sur leur stratégie de campagne, qui du reste est apparemment imperceptible dans la ville, ces écologistes prônant des activités de proximité à travers des séances de sensibilisation rétorquent : « pas de grands meetings en vue. Nous sommes contre la pollution sonore. Le Code de l’Environnement en parle. Et nous devons donner l’exemple ».

JOSEPH SYLVA

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